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Anonyme se présente. Vous pouvez aussi l'appeler "La fille qui vient de s'entailler la main avec un bouchon de bouteille de coca" 22/11/2013





Une rapide présentation?
Vous pouvez m'appeler Sky Of Dust. Ou SOD, bien sûr, pour les flemmards. Pas Sky, pas Dust, mais SOD, avec les majuscules, parce que faut pas pousser la flemmardise trop loin non plus.
Bon moi j'suis du genre asociale, v'voyez. Et droguée au coca. Plutôt maladroite aussi. J'arrive à me couper avec n'importe quoi, trébucher sur du plat ou me cogner dans les murs sans avoir rien bu . Je pense que c'est tout ce que vous avez besoin de savoir sur moi, ça suffit, non?
Les gens vous disent tous qu'ils sont fous, excentriques, genre c'est tellement classieux de se taper des délires en faisant des concours de marshmallows et ensuite prétendre qu'on est timbré parce qu'on rit pour rien et qu'on s'invente une double personnalité. Laissez tomber, vous ne me paraîtrez jamais anormaux et je ne prétendrai pas être différente.
S'il vous prend l'envie de me répéter une énième fois que je suis pas normale, sincèrement, la normalité c'est un concept déjà chelou à la base, alors je vous emmerde, c'est tout.
Mais bon, bienvenue quand même.
Cordialement,
Sky Of Dust



Crédit :
Habillage (ouais je sais il est moche, vos gueules!) : aarondystox | accio-glow | crissie2389 | Dafont : Maelle.K | gearstock | eboy-stock | Emma Watson


 

PAS DE PUB, BORDEL!

Ça parle de quoi? 30/07/2016

Liz et Tom jouent beaucoup. A des jeux malsains, des jeux charnels, des jeux dangereux. C'est un peu comme la roulette russe et Max aurait bien pu être cette balle qui fuse pour mettre fin à tous ces jeux.

Sinon c'est pas du tout mon troisième CC, hein. Presque pas. Ou si peu.

Casting 10/08/2016


TOM

Casting









MAX


Casting
LIZ


Casting

Sommaire 25/07/2016

Chapitre 1 : La pluie sur les pavés
Chapitre 2 : Les règles du jeu
Chapitre 3 : Un reste de courage
Chapitre 4 : Remember The Name (Fort Minor)
Chapitre 5 : Choses brisées
Chapitre 6 : Folie douce
Chapitre 7 : Bang Bang (2Celios)
Chapitre 8 : Say Something (A Great Big World)
Chapitre 9 : Une vie de mensonge
Chapitre 10 : Runaway (Kanye West)
Chapitre 11 : Coeurs esseulés
Chapitre 12 : Brûle avec moi
Chapitre 13 : Miroir miroir
Chapitre 14 : Offrir son visage à la pluie (image)
Chapitre 15 :
Chapitre 16 :
Chapitre 17 :
Chapitre 18 :
Chapitre 19 :
Chapitre 20 :
Chapitre 21 :
Chapitre 22 :
Chapitre 23 :
Chapitre 24 :
Chapitre 25 :

La pluie sur les pavés 29/07/2016



            Il aurait pu s'appeler Elvis, comme le King. Ou Tray, un nom un peu classe, à l'américaine. Il aurait pu s'appeler François, comme le président, mais ça craint un max. Il aurait pu s'appeler de milliers de manières différentes mais ses parents avaient le sens de l'ordinaire. Max. Pour Maxime, mais c'était un secret. Max, sans rien derrière. Celui qui l'appelait Maxime Pontier, c'était son père quand il était en colère et personne d'autre.

            Max aurait pu être n'importe qui. Il aurait pu être le populaire de l'école, le bouc-émissaire, le premier de la classe ou le cancre. Il aurait pu être un cliché sur patte et tout le monde n'y aurait vu que du feu. En fait, Max était juste la moyenne des gens ordinaires. La silhouette cachée dans l'ombre, l'énième écrasé de la foule et le solitaire assis au parc. Il essayait par tous les moyens de se donner un peu de charisme : une cigarette allumée à la bouche, exhalant la fumée comme ces centaines de jeunes qui avaient la classe avec un blouson en cuir et des rangers ; une bouteille de bière à la main à l'occasion, histoire de montrer ce qu'il pensait de l'interdit ; le tout dernier téléphone sorti qui lui avait coûté une blinde. Tout pour faire illusion.

            Mais dans son monde, dans son vrai monde, Max était juste Max. Il aimait pas fumer, il aimait pas boire, et il détestait débourser soixante-dix balles dans des Nike alors que les mêmes pompes chez Artengo valaient sept fois moins cher. Dans son monde, dans son vrai monde, Max avait dix-sept ans et un paquet d'erreurs de jeunesse à son actif. La pire d'entre elle avait sûrement été de venir au monde.

            Max sortit son paquet de Lucky Strike de sa poche et en avisa le contenu : vide. Il lâcha un juron avant de se tourner vers deux jeunes qui fumaient non loin : un gars et une nana qui riaient aux éclats. Ils avaient l'air heureux, ces deux-là. Il s'approcha.

— Salut. Z'auriez pas une clope ?
— Roulée, ça te va ? répondit le mec aux airs de bad boy.

            Max acquiesça, mais avoua qu'il ne savait pas les rouler.

— T'inquiète, je m'en occupe.

            Il avait des tatouages dans le cou qui, Max le devinait, devaient s'étendre sur son torse. Un écarteur à chaque oreille, un piercing au sourcil droit et à la lèvre. Plutôt banal, avec ses cheveux bruns rasés d'un côté et ses yeux noisette. Il avait cependant un sourire charmeur et des iris qui pétillaient, comme s'il transmettait sa bonne humeur autour de lui.

            Il lécha la feuille avant de rouler la clope et de retirer le tabac qui dépassait de chaque côté, la tendant à Max qui la prit en grommelant un merci pas très amical.

— Détends-toi, mec.

            Le brun lui donna une petite bourrade sur le bras et Max lui offrit un sourire timide. Le gars sortit son briquet quand Max porta la clope à ses lèvres et lui alluma le bout avec un clin d'oeil. S'il savait, ce mec, qu'il faisait battre le coeur du plus jeune un peu plus vite et plus fort.

            Max avait toujours été attiré par les garçons. Même plus jeune, sa sexualité était déjà décidée pour lui : les filles ne l'avaient jamais intéressé. Aussi coula-t-il un regard très furtif vers la jeune femme qui accompagnait le bel inconnu. Elle était très jolie, avec des cheveux bruns coupés au carré et des ondulations qui adoucissaient son visage déjà angélique. Elle avait les yeux vert émeraude et fixait Max avec un intérêt non dissimulé.

— Ça te dirait de faire quelque chose d'interdit ?
— Hein ?

            Max haussa les sourcils et avisa les deux jeunes gens qui squattaient devant le lycée. Manifestement, ils n'avaient pas cours ici, à en juger par l'absence de sac. Ils semblaient plus âgés, probablement dans la vingtaine.

— Tu t'appelles comment ?
— Max.
— Moi c'est Thomas. Et voici Elizabeth. Liz et Tom, on préfère. Tout comme tu préfères Max, ajouta-t-il avec un clin d'½il. On a besoin de distraction. Ça te dit de venir avec nous ?

            Max sentait le danger poindre le bout de son nez. Il ne connaissait pas ces deux-là et ils lui proposaient ni plus ni moins que de passer la soirée en charmante – mais inconnue – compagnie. Ils pouvaient très bien être un couple de psychopathes qui prostituaient des lycéens et...

— Je viens, répondit-il en tirant une taffe sur sa roulée.

            L'attrait du danger et de l'interdit, sûrement. Il dégaina son portable, prévint par SMS sa mère qu'il ne serait pas là pour dîner, et remonta son sac à bandoulière sur son épaule. Il se mit à pleuvoir et la pluie résonna sur les pavés lorsqu'ils se mirent en route sous l'averse. L'ondée ne dura pas longtemps, les laissant cependant trempés jusqu'aux os, dans la lueur déclinante du soleil couchant. En automne, les jours continuaient de raccourcir et la fin de la saison annonçait cependant un hiver plutôt doux, au vu de la température fraîche mais agréable de ce soir-là. Ils arrivèrent devant une vieille Camaro noire à l'allure déglinguée mais prestigieuse, comme si c'était une voiture de collection. Les deux jeunes gens montèrent à l'avant et Max hésita, avant de s'installer à l'arrière.

— Où on va ? demanda-t-il, quelque peu inquiet.
— On va te faire découvrir notre monde.
— Pourquoi ?

            Max vit les épaules de Tom se hausser et Liz éclata de rire.

— Plus on est de fous, plus on rit, s'exclama-t-elle.

            C'était la première fois qu'il entendait le son de sa voix et il se fit la réflexion qu'elle allait parfaitement avec son visage doux et avenant. Le moteur démarra et ils se mirent en route.